Environnement


Je vous ai déjà parlé des chauffe blocs-moteur par le passé, mais aujourd’hui je vais faire le tour des différents types de chauffe blocs-moteur qui existent sur le marché et discutter de leurs avantages et inconvénients.

Les chauffe blocs-moteur sont des éléments chauffants très simples et efficaces. Par temps froids, il y a pleins de bénéfices à avoir un moteur préchauffé: une meilleure économie de carburant, une diminution des émissions polluantes, une réduction de l’usure et du stress imposé aux composantes, une longévité accrue de la batterie et du démarreur, et bien entendu de l’air chaud dans la cabine plus rapidement.

Chauffe bloc-moteurUn élément chauffant s’insérant dans le tube de vérification du niveau d’huile remplace tout simplement la languette qui s’y retrouve habituellement. L’élément qui descend jusque dans le carter préchauffe l’huile. L’avantage de cet élément est sa facilité d’installation et la possibilité de le changer rapidement de véhicule au besoin. Par contre, l’élément est petit et offre peu de surface de contact avec l’huile. C’est donc le moins efficace des éléments disponibles.

Chauffe bloc-moteurUn élément chauffant peut aussi être inséré sur la ligne de liquide de refroidissement. L’installation est évidemment plus compliquée, mais les performances sont généralement supérieures. Par contre, dépendamment où il est installé sur la ligne, la chaleur ne sera peut-être pas bien transférée au moteur.

Chauffe bloc-moteurOn retrouve aussi un autre type d’élément chauffant inséré sur la ligne de liquide de refroidissement. Muni d’une pompe et d’un thermostat intégré, il circule le liquide dans le système à mesure qu’il le réchauffe jusqu’à ce que la température désirée soit atteinte. Ce type d’élément est beaucoup plus efficace que le modèle qui ne fait pas circuller le liquide de refroidissement. Il permet entre autre d’obtenir de l’air chaud instantannément au démarrage du moteur. Par contre, comme il comporte plus de composantes, il y a plus de possibilités de défaillances du module.

Chauffe bloc-moteurUn élément chauffant inséré directement dans le bloc-moteur donnant sur une gallerie de liquide de refroidissement est la technique qui a été la plus populaire avec les manufacturiers automobiles depuis longtemps. Ils sont efficaces et prouvés. Par contre, attention à l’installation, il peuvent couler et les fuites sont moins évidentes à observer que pour les éléments insérés sur la ligne de liquide à refroidissement.

Chauffe bloc-moteurOn retrouve aussi des éléments chauffants externes minces et rectangulaires, de type tablette, qui peuvent être appliqués sur une surface plane du carter à l’huile ou encore du bloc-moteur. Ces éléments sont souvent magnétiques, où peuvent être collés sur la surface à chauffer. Ils ont l’avantage d’être très facile à installer, mais peuvent aussi se décoller et potentiellement tomber. De plus, ils sont relativement mois efficaces puisqu’une partie de la chaleur est perdue à l’air entourant l’élément. Dans cette carégorie on retrouve aussi des élément qui sont concus pour être fixés au bloc-moteur à l’aide d’écroux.

Fumée au démarrage6h30, il fait exactement -1 degré Celsius. Je sors de chez moi, je fais bye bye à mon petit bonhomme par la fenêtre et me dirige vers ma voiture. Je croise une Mazda Mx-3 qui attend patiemment, vrombissant cycliquement sur le ralenti-accéléré au son sourd de son échappement modifié. Un peu plus loin, j’aperçois une Ford Focus entourée d’un brouillard avec un petit bout de pare-brise qui commence à dégivrer. Une aigre odeur de combustion incomplète plane sur le stationnement. Je sors le balai à neige du coffre et commence à gratter les vitres de ma voiture aussi vite que possible. Quelques secondes plus tard, je suis au volant, recroisant la Ford et la Madza, pestant contre leur propriétaires.

Mais pourquoi est-ce que les gens font ça? Pour un peu de confort? Sont-ils au courant des impacts de leur geste? Dans une autre vie j’avais moi aussi un démarreur à distance, mais c’était par inconscience et j’espère que c’est aussi le cas de la majorité des gens qui en ont toujours un. Si c’est par souci pour votre moteur, sachez que la meilleure chose pour votre véhicule est de commencer à rouler tranquillement pas vite moins de 30 secondes après son démarrage et de progressivement augmenter l’intensité de la conduite à mesure que la température augmente. D’une façon générale, allez-y doucement tant que l’aiguille d’indicateur de température n’a pas commencée à bouger.

Fumée au démarrageUne voiture qui tourne au ralenti pendant 15 minutes le matin pollue comme ce n’est pas possible. Le convertisseur catalytique, la première canne de métal sur votre ligne d’échappement, qui concrètement sert à réduire le smog, est complètement inefficace à froid. La combustion dans ces circonstances est généralement incomplète, donc des hydrocarbures non brulés sont aussi libérés. Plus ca prends du temps à votre véhicule pour atteindre sa température normale d’opération, plus vous polluez, et par le fait même jetez de l’argent par les fenêtres.

Sur le cycle urbain de l’EPA, un circuit de ville d’un peu moins de 18 km, 80% des émissions polluantes de monoxyde de carbone et d’hydrocarbures sont le résultat d’un démarrage à froid. Cette valeur ne prends même pas en considération le fait de laisser tourner sa voiture au ralenti quelques minutes avant de partir. Il y a des mesures que vous pouvez prendre qui peuvent permettre de réduire de 80% ces émissions.

Si vous voulez une voiture chaude rapidement le matin quand vous prenez la route, ou que vous avez un certains soucis pour l’environnement, il y a plusieurs alternatives aux démarreurs à distances qui feront l’objet d’un prochain billet.

C’est à la mode être vert. Mon site est vert, et je viens même d’ajouter un logo qui indique, si vous cliquez le lien, qu’il n’est pas seulement visuellement vert, mais aussi vert comme dans carbone neutre.

Le vert est employé à toutes les sauces, mais dernièrement on l’aperçoit tout particulièrement dans le secteur de l’automobile. Qui n’a pas vu la pub de GM nous montrant un Chevrolet Traverse, 8 passagers, oui monsieur, suivi d’un marquant 8.4 l/100km vert sur fond blanc? Ce n’est pas n’importe quel vert non plus; un beau vert vert, un vert pousse fraîche, naturel, épuré, le genre de vert qui vient te chercher écologiquement, bref le vert à la mode.

Chevrolet Traverse

Les anglophones ont souvent des ces expressions savoureuses que j’affectionne tout particulièrement. Il y en a une qui s’applique directement au sujet de ce billet: “You can put lipstick on a pig, but it’s still a pig”. Pour les pubs des utilitaires sports de GM ça ressemble à un cas de “le vert est à la mode; peinture ça vert pis ça va être beau”. C’est dommage pour la majorité des gens mal informés, mais les marketteux de ce monde se plaisent à vous verdir leurs produits.

Huit passagers et huit point quatre litres par cent kilomètres, sur l’autoroute il va sans dire, c’est quand même impressionnant. Par contre, le prochain matin que vous irez au travail, prenez le temps de regarder autours de vous les véhicules sur l’autoroute. Sérieusement, comptez le nombre de passagers à l’intérieur de ces véhicules pouvant accommoder six, sept et même huit passagers. Combien y en a-t-il? Je pense que je n’ai pas besoin de vous donner de réponse, mais c’est plus proche de un que de deux.

Je ne fais pas porter le blâme uniquement aux constructeurs remarquez. Non, les consommateurs ont aussi beaucoup à y voir. Le gros du problème vient du fait que vous ne voulez pas d’un véhicule qui répond à plus de 99% de vos besoins. Vous voulez un véhicules que vous utilisez 99% du temps pour vous déplacer seul entre la maison et le travail, mais qui vous permet aussi d’aller chasser dans le fin fond des bois une fois par année, qui vous permet de passer plus facilement au travers de LA tempête de neige annuelle de 30 centimètres et qui vous permet de tirer votre roulotte de 24 pi jusqu’à Wildwood pendant les vacances de la construction.

Vous pouvez toujours utiliser un tournevis pour planter un clou, mais ça va beaucoup mieux avec un marteau. Faisons le calcul pour comparer un gros utilitaire sport à une Toyota Prius plus un camion 4×4 vieux de 10 ans en bon état pour un banlieusard qui roule 27000 km d’autoroute par année, plus 3000 km hors des sentiers battus.

Chevrolet Traverse 4×4 LTZ 2010:

8.5 l/100 km pour 30000 km à 1$ le litre donne 2550$ par année en carburant. En ajoutant 1166$ d’assurances par année, le montant qu’on m’a soumissionné, plus 795$ par mois à l’achat 60 mois à 0%, ça donne un total de 13256$ par année.

Toyota Prius 2010 complètement équipée plus un camion 4×4 en bon état vieux de 10 ans:

Toyota Prius 2010

4 l/100 km pour 27000 km plus 3000 km à 14 l/100 km à 1$ le litre donne 1500$ par année en carburant. En ajoutant 697$ d’assurances par année, le montant qu’on m’a soumissionné, plus 620$ par mois à l’achat 60 mois à 0%, ça donne un total de 9637$ par année.

Toyota Prius 2010

Là vous allez me dire que je n’ai pas tenu compte du coût d’achat du camion 4×4 en bon étant vieux de 10 ans. La différence annuelle entre ces deux scénarios est de 3619$ par année. En un an vous payez votre vieux pickup en bon état que vous allez conduire juste 3000 km par année. Il va assurément durer quelques années. Donc non seulement en un an vous rentrez dans votre argent, mais vous sauvez près de 1000 litres d’essence, une réduction de 40%, et tout le CO2 qui l’accompagne chaque année! Pensez un peu et le choix n’est pas nécessairement trop dur à faire ou trop compliqué.

Éco IndicateurIl est certain que le modèle vert urbain est louable. On peut facilement imaginer une ville où tout le monde vit dans de jolis immeubles LEED avec des toits verts, où chacun a son Bixi pour faire la route séparant le boulot du dodo, et où tous ont accès à une communauto pour aller à la campagne le week-end.

Par contre, la réalité de l’un diffère souvent de celle de l’autre pour divers facteurs ou choix qui sont quelquefois plus ou moins sous notre contrôle. Le fait demeure qu’une grande partie de la population du Québec ne peut se passer quotidiennement de véhicules brûlant du combustible fossile.

Hors de la ville, point de salut pourrait-on penser! Mais en attendant d’autres solutions, l’hyperkilométrage est là pour tous à adopter.

Donc, pourquoi l’hyperkilométrage? Parce qu’il faut être réaliste.

Bonne fin de semaine de l’action de grâce. Soyez prudent si vous prenez la route.