ven 8 jan 2010
9 raisons pourquoi la consommation d’essence augmente l’hiver
Posted by Martin under Aérodynamique, Nos articles, Énergétique
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1- Plus de temps passé au ralenti
Vous n’avez qu’à regarder un peu autours de vous dans un stationnement quand il fait froid pour voir quelques voitures qui tournent au ralenti. Résistez autant que possible à la tentation de laisser votre voiture réchauffer au ralenti. Considérez aussi qu’un moteur qui réchauffe au ralenti de fait rien pour réchauffer les pneus et autres éléments roulants et de transmission de puissance.
2- Une pression faible des pneus
J’imagine que vous gardez un œil sur la pression de vos pneus quand la température diminue n’est-ce pas? Une diminution de la température de 5 degrés Celsius diminue la pression à l’intérieur de vos pneus d’environ 1 psi. À chaque psi de diminution de la pression des pneus, l’économie d’essence diminue d’environ 0.4%. Ça peut sembler faible, mais n’oubliez pas que votre consommation de carburant est la somme des tous ces petits détails.
3- Une augmentation de la résistance au roulement
Même si vous portez une grande attention à la pression de vos pneus, des températures ambiantes très froides vont quand même affecter la performance de vos pneus en termes d’économie. Vos pneus ne sont jamais tout à fait rond peut importe les circonstances. Dans les faits, il y a toujours une surface qui est totalement plate là où le pneu rencontre le sol. À mesure qu’un pneu tourne, il y a une constante déformation qui se produit, et l’effort requis est plus grand quand le pneu est froid que lorsqu’il est chaud. On estime que la résistance au roulement d’un pneu à -17 C est 20% plus importante qu’à 26 C.
4- Des conditions routières difficiles
C’est un peu l’antithèse de la résistance au roulement qui joue contre vous. Quand vous roulez sur la neige, particulièrement lors d’accélérations, vos roues on beaucoup plus tendance à “virer de sour”, ou plutôt tourner sur place pour utiliser un français plus correct. Ce manque de traction a un impact non négligeable sur la consommation d’essence.
5- Une température moyenne d’opération plus basse
Votre moteur prend plus de temps pour atteindre sa température d’opération l’hiver et refroidit plus rapidement à l’arrêt. Étant donné que le système de gestion enrichi le mélange air-essence et/ou augmente le régime moteur à l’arrêt pour favoriser un réchauffement rapide du catalyseur, plus de carburant est brûlé en général. Un chauffe-bloc, stationner dans un garage chauffé ou encore combiner plusieurs déplacements peut aider à diminuer ce problème.
6- Une viscosité plus grande des lubrifiants
L’huile de moteur épaissie à mesure qu’elle refroidi, tout comme l’huile de transmission et de différentiel et même la graisse des roulements. Une bonne quantité d’énergie supplémentaire est requise pour compenser la résistance imposée par des lubrifiants froids.
L’utilisation de lubrifiants synthétiques peut aider à réduire ce problème puisque leur viscosité est généralement moins affectée pas les températures extrêmes que les fluides lubrifiant traditionnels.
7- Une plus faible densité du carburant
L’essence ne se vaporise pas aussi facilement à des températures très froides. Ainsi, les pétrolières formulent le carburant différemment l’hiver. Malheureusement, les changements apportés qui favorisent la vaporisation réduisent généralement la quantité d’énergie par volume du carburant. Donc, vous n’irez pas aussi loin sur un litre de carburant d’hiver que sur un litre de carburant d’été.
8- Une utilisation élevée des accessoires
Quand les températures sont froides, vous utilisez plus les accessoires électriques:
- Les lumières
- Le dégivreur de la lunette arrière et/ou des miroirs
- Les sièges chauffants
- La ventilation de la chaufferette
- La pompe du liquide lave-glace et les essuie-glaces
9- Plus de traînée aérodynamique
Non, je ne fais pas référence ici à toute la neige qui reste accumulée sur la carrosserie, quoique ça ait aussi un impact. La traînée aérodynamique est proportionnelle à la densité de l’air, et comme la densité augmente avec la diminution de la température ambiante, la consommation de carburant en souffre. Pour chaque 10 degrés Celsius la traînée aérodynamique varie d’environ 3.6%.
Un élément chauffant s’insérant dans le tube de vérification du niveau d’huile remplace tout simplement la languette qui s’y retrouve habituellement. L’élément qui descend jusque dans le carter préchauffe l’huile. L’avantage de cet élément est sa facilité d’installation et la possibilité de le changer rapidement de véhicule au besoin. Par contre, l’élément est petit et offre peu de surface de contact avec l’huile. C’est donc le moins efficace des éléments disponibles.
Un élément chauffant peut aussi être inséré sur la ligne de liquide de refroidissement. L’installation est évidemment plus compliquée, mais les performances sont généralement supérieures. Par contre, dépendamment où il est installé sur la ligne, la chaleur ne sera peut-être pas bien transférée au moteur.
On retrouve aussi un autre type d’élément chauffant inséré sur la ligne de liquide de refroidissement. Muni d’une pompe et d’un thermostat intégré, il circule le liquide dans le système à mesure qu’il le réchauffe jusqu’à ce que la température désirée soit atteinte. Ce type d’élément est beaucoup plus efficace que le modèle qui ne fait pas circuller le liquide de refroidissement. Il permet entre autre d’obtenir de l’air chaud instantannément au démarrage du moteur. Par contre, comme il comporte plus de composantes, il y a plus de possibilités de défaillances du module.
Un élément chauffant inséré directement dans le bloc-moteur donnant sur une gallerie de liquide de refroidissement est la technique qui a été la plus populaire avec les manufacturiers automobiles depuis longtemps. Ils sont efficaces et prouvés. Par contre, attention à l’installation, il peuvent couler et les fuites sont moins évidentes à observer que pour les éléments insérés sur la ligne de liquide à refroidissement.
On retrouve aussi des éléments chauffants externes minces et rectangulaires, de type tablette, qui peuvent être appliqués sur une surface plane du carter à l’huile ou encore du bloc-moteur. Ces éléments sont souvent magnétiques, où peuvent être collés sur la surface à chauffer. Ils ont l’avantage d’être très facile à installer, mais peuvent aussi se décoller et potentiellement tomber. De plus, ils sont relativement mois efficaces puisqu’une partie de la chaleur est perdue à l’air entourant l’élément. Dans cette carégorie on retrouve aussi des élément qui sont concus pour être fixés au bloc-moteur à l’aide d’écroux.
1- Utilisez un chauffe bloc-moteur.
2- Installez un bloque grille.
3- Utilisez l’huile de plus faible viscosité spécifiée pour votre véhicule.
4- Utilisez une chaufferette 110V pour préchauffer l’habitacle.
6h30, il fait exactement -1 degré Celsius. Je sors de chez moi, je fais bye bye à mon petit bonhomme par la fenêtre et me dirige vers ma voiture. Je croise une Mazda Mx-3 qui attend patiemment, vrombissant cycliquement sur le ralenti-accéléré au son sourd de son échappement modifié. Un peu plus loin, j’aperçois une Ford Focus entourée d’un brouillard avec un petit bout de pare-brise qui commence à dégivrer. Une aigre odeur de combustion incomplète plane sur le stationnement. Je sors le balai à neige du coffre et commence à gratter les vitres de ma voiture aussi vite que possible. Quelques secondes plus tard, je suis au volant, recroisant la Ford et la Madza, pestant contre leur propriétaires.
Une voiture qui tourne au ralenti pendant 15 minutes le matin pollue comme ce n’est pas possible. Le convertisseur catalytique, la première canne de métal sur votre ligne d’échappement, qui concrètement sert à réduire le smog, est complètement inefficace à froid. La combustion dans ces circonstances est généralement incomplète, donc des hydrocarbures non brulés sont aussi libérés. Plus ca prends du temps à votre véhicule pour atteindre sa température normale d’opération, plus vous polluez, et par le fait même jetez de l’argent par les fenêtres.


Si vous tapez économie d’essence dans Google, vous ne verrez malheureusement pas mon site apparaître en haut de la liste. Par contre, vous aller assurément retrouver une tonne de résultats vous dirigeant vers des sites qui vous proposent divers économiseurs de carburant. C’est encore pire en anglais! Même sur mon site, vous n’êtes pas à l’abris de telles publicités.
Il existe un organisme qui s’occupe de tester divers économiseurs d’essence. Lorsque les manufacturiers de ces produits en font la demande,
Pour des informations connexes je vous invite à consulter
…mais les gens en général doivent être forcés pour adopter un comportement particulier différent de leurs habitudes. Quand le prix de l’essence est bas, on se fiche complètement de notre consommation, et quand il est haut, on commence par crier haut et fort que les pétrolières nous volent, puis on cherche ensuite des solutions pour réduire nos dépenses. Mais que faire pour inciter les gens à économiser du carburant quand les prix sont relativement bas? Je vois trois possibilités qui mises ensembles pourraient composer une politique intéressante.
Quelle est la façon la plus efficace d’accélérer?
Ce matin j’ai eu un petit frisson en sortant de chez moi à 6h30. Tout comme le soleil qui tranquillement sombre dans l’horizon, c’était un rappel qu’inévitablement la température se dirigera bientôt sous zéro.