
1- Plus de temps passé au ralenti
Vous n’avez qu’à regarder un peu autours de vous dans un stationnement quand il fait froid pour voir quelques voitures qui tournent au ralenti. Résistez autant que possible à la tentation de laisser votre voiture réchauffer au ralenti. Considérez aussi qu’un moteur qui réchauffe au ralenti de fait rien pour réchauffer les pneus et autres éléments roulants et de transmission de puissance.
2- Une pression faible des pneus
J’imagine que vous gardez un œil sur la pression de vos pneus quand la température diminue n’est-ce pas? Une diminution de la température de 5 degrés Celsius diminue la pression à l’intérieur de vos pneus d’environ 1 psi. À chaque psi de diminution de la pression des pneus, l’économie d’essence diminue d’environ 0.4%. Ça peut sembler faible, mais n’oubliez pas que votre consommation de carburant est la somme des tous ces petits détails.
3- Une augmentation de la résistance au roulement
Même si vous portez une grande attention à la pression de vos pneus, des températures ambiantes très froides vont quand même affecter la performance de vos pneus en termes d’économie. Vos pneus ne sont jamais tout à fait rond peut importe les circonstances. Dans les faits, il y a toujours une surface qui est totalement plate là où le pneu rencontre le sol. À mesure qu’un pneu tourne, il y a une constante déformation qui se produit, et l’effort requis est plus grand quand le pneu est froid que lorsqu’il est chaud. On estime que la résistance au roulement d’un pneu à -17 C est 20% plus importante qu’à 26 C.
4- Des conditions routières difficiles
C’est un peu l’antithèse de la résistance au roulement qui joue contre vous. Quand vous roulez sur la neige, particulièrement lors d’accélérations, vos roues on beaucoup plus tendance à “virer de sour”, ou plutôt tourner sur place pour utiliser un français plus correct. Ce manque de traction a un impact non négligeable sur la consommation d’essence.
5- Une température moyenne d’opération plus basse
Votre moteur prend plus de temps pour atteindre sa température d’opération l’hiver et refroidit plus rapidement à l’arrêt. Étant donné que le système de gestion enrichi le mélange air-essence et/ou augmente le régime moteur à l’arrêt pour favoriser un réchauffement rapide du catalyseur, plus de carburant est brûlé en général. Un chauffe-bloc, stationner dans un garage chauffé ou encore combiner plusieurs déplacements peut aider à diminuer ce problème.
6- Une viscosité plus grande des lubrifiants
L’huile de moteur épaissie à mesure qu’elle refroidi, tout comme l’huile de transmission et de différentiel et même la graisse des roulements. Une bonne quantité d’énergie supplémentaire est requise pour compenser la résistance imposée par des lubrifiants froids.
L’utilisation de lubrifiants synthétiques peut aider à réduire ce problème puisque leur viscosité est généralement moins affectée pas les températures extrêmes que les fluides lubrifiant traditionnels.
7- Une plus faible densité du carburant
L’essence ne se vaporise pas aussi facilement à des températures très froides. Ainsi, les pétrolières formulent le carburant différemment l’hiver. Malheureusement, les changements apportés qui favorisent la vaporisation réduisent généralement la quantité d’énergie par volume du carburant. Donc, vous n’irez pas aussi loin sur un litre de carburant d’hiver que sur un litre de carburant d’été.
8- Une utilisation élevée des accessoires
Quand les températures sont froides, vous utilisez plus les accessoires électriques:
- Les lumières
- Le dégivreur de la lunette arrière et/ou des miroirs
- Les sièges chauffants
- La ventilation de la chaufferette
- La pompe du liquide lave-glace et les essuie-glaces
9- Plus de traînée aérodynamique
Non, je ne fais pas référence ici à toute la neige qui reste accumulée sur la carrosserie, quoique ça ait aussi un impact. La traînée aérodynamique est proportionnelle à la densité de l’air, et comme la densité augmente avec la diminution de la température ambiante, la consommation de carburant en souffre. Pour chaque 10 degrés Celsius la traînée aérodynamique varie d’environ 3.6%.